Loups garous / Lycanthropes

L O U P S   G A R O U S .

Les loups garous sont bien connus mais pourtant peu de personnes savent réellement qui ils sont vraiment et d'où ils viennent. Pour cela, voici un article sur ces Lycanthrope.

Loup garous 1

Un lycanthrope, plus connu en français sous le nom de loup-garou, est, dans les mythologies, les légendes et les folklores du monde entier, un humain qui a la capacité de se transformer, partiellement ou complètement, en loup ou en créature anthropomorphe proche du loup.
Cette transformation peut être due à plusieurs causes, comme la morsure d'un loup ou d'un autre lycanthrope, une malédiction ou un rituel volontaire. Elle se déclenche généralement durant la nuit et à chaque pleine Lune, condamnant le lycanthrope à errer sous forme de loup en poussant des hurlements jusqu'au matin. Les histoires de lycanthropes sont mentionnées depuis la mythologie grecque, puis se sont étendues à de nombreux pays européens et plus récemment, au monde entier. Les lycanthropes sont majoritairement décrits comme des hommes-loups maléfiques possédant les capacités du loup et de l'humain à la fois, une force colossale, et une grande férocité puisqu'ils sont capables de tuer de nombreuses personnes en une seule nuit. Ils ne se rappellent généralement plus leurs méfaits nocturnes après avoir repris forme humaine. La transformation physique d'hommes en loups étant, hormis les problèmes de différence génétique le recours à la chirurgie et l'utilisation de déguisements, totalement impossible, il y a fort peu à croire que ces créatures aient existé réellement tel qu'elles sont décrites. Cependant, le peuple y a cru pendant longtemps, et continue parfois à y croire. Aujourd'hui, la lycanthropie n'est scientifiquement reconnue que comme un symptôme de maladie mentale : on parle alors de lycanthropie clinique.
Le thème de la lycanthropie est devenu un sujet de fiction moderne fréquent, abondamment repris par les arts, la littérature fantasy et fantastique ainsi que l'audiovisuel où il est au centre d'un très grand nombre de film d'horreur et de sagas, bien que ces lycanthropes modernes puissent avoir des caractéristiques différentes des anciens, notamment leur vulnérabilité aux balles en argent.

Terminologie :


  • « Lycanthrope » est un terme issu du grec λυκάνθρωπος / lykánthrôpos (de λύκος / lúkos, « loup », et ἄνθρωπος / ánthrôpos, « homme »), il désigne donc un être humain qui est ou se croit transformé en loup. La thérianthropie ou la zoanthropie désignent la transformation d'un être humain en animal ou la transformation inverse, qu'elle soit partielle ou complète. Elle s'applique donc aux lycanthropes et au loup-garou, mot utilisé de manière générique en Europe occidentale pour désigner tous les lycanthropes. Le terme « lycanthropie » a longtemps désigné la transformation physique ou mentale d'un homme en tout type d'animal, mais le terme thérianthropie tend aujourd'hui à s'y substituer.
  • « Loup-garou » est un terme attesté en vieux français sous la forme leus warous (« homme-loup »), de leus (« loup ») et de warous (formes picardes), mentionné sous les formes franciennes garwaf, garvalf, garval au xie siècle, lui-même issu du francique *wariwulf ou *werwolf (« homme-loup »). Ce mot se rapproche de l'anglais werewolf lui-même issu du vieil anglais wer (ou were) dérivant de l'indo-européen *wiro (« homme » qui a donné vir en latin) et de wulf (« loup » en vieil anglais). En somme, comme le fait remarquer Henriette Walter, ce mot est un pléonasme puisque garou, du francique *wariwulf ou *werwolf, veut déjà dire « homme-loup ». Au xiie, on employait le terme de Leul garoul. Le terme français loup (anciennement leu) est issu du latin lupus. Selon Collin de Plancy qui travaille selon une étymologie populaire, le nom de loup-garou signifie « loup dont il faut se garder », car gar- est interprété comme le déverbal de "garer". « vairou » était un terme employé autrefois dans le dialecte de certaines régions. En Bourgogne par exemple, où /w/ n'a pas évolué en /gw/ comme en français central, mais a muté en /v/, en normand également où l'on parle du varou tout simplement. « Rougarou » est une évolution indépendante du terme français loup-garou en Louisiane, région d'Amérique où immigrèrent des colons francophones. Aux Caraïbes, autre région de peuplement francophone, on emploie le nom de « Loogaroo ».
  • « Wer(e)wolf » est le terme anglais équivalent du français loup-garou. Wolf vient du vieil anglais (anglo-saxon) wulf, issu du germanique commun *wulfaz. Wolf voulant simplement dire loup. Les termes allemand Werwolf et néerlandais weerwolf sont issus du même étymon germanique.
  • « Versipelle » est un terme latin équivalent, utilisé par Pline l'Ancien. Il signifie « qui retourne sa peau ».
  • « Volkodlak » est un terme russe issu de volk (« loup ») et dlak (« poil ») qui désigne le loup-garou d'après Ernest Jones. En russe, loup-garou signifie littéralement « voleur ».
  • « Voukodlak » (вукодлак) est le terme serbo-croate qui désigne également le loup-garou. En tchèque, ce mot est vilkodlak.
  • « Vîrcolac » est le terme roumain, emprunté au bulgare vŭrkolak (върколак). Il désigne, en roumain, aussi bien un vampire, un revenant, un fantôme, qu'un loup-garou, et, en tout cas, un être fabuleux susceptible de cacher, en les dévorant, le soleil et la lune. En grec, le mot est βρυκόλακας (vrykólakas). Ces termes étant également utilisés pour désigner le vampire, cela indique un rapport étroit entre ces deux créatures.

Boris Vian joue avec le mythe et les mots en définissant, dans son recueil Le Loup-garou, l'anthropolycie (anthropos, άνθρωπος « être humain » et lycos / lukos , λυκάνθρωπος / λύκος « loup ») comme le fait, pour un loup, de se transformer en homme une fois mordu par l'un d'eux.

Caractéristiques du lycanthrope selon le folklore :

Selon la croyance la plus répandue, l'humain affecté par la lycanthropie se transforme en loup énorme à chaque pleine Lune, il se met à marcher à quatre pattes et à hurler comme un vrai loup, en résumé, il acquiert toutes les caractéristiques attribuées à cet animal : sa force, son agilité, sa ruse et une grande férocité. Il chasse et attaque sans merci ses victimes car il ne contrôle plus ses faits et gestes et peut faire de très grands ravages en une seule nuit. Les lycanthropes aiment la chair fraîche, étranglent le bétail des fermes environnantes, les chiens, et les hommes avec une nette préférence pour les jeunes enfants, et ils dévorent ensuite leurs victimes. Ils tuaient la première personne croisée durant leur errance nocturne pour la dévorer. Leur pouvoir se trouve renforcé durant la nouvelle Lune, l'hiver et en particulier au moment des solstices, pendant l'avent et entre Noël et la Chandeleur. Leur orgie de violence dure les trois nuits de la pleine Lune selon la croyance moderne, mais dans les textes anciens, les descriptions mentionnent parfois douze jours après Noël. L'apparence du lycanthrope sous sa forme animale varie selon le folklore du pays, les croyances et les époques, même s'il est généralement décrit comme difficile à différencier d'un loup ordinaire, avec une grande gueule, des yeux étincelants et des dents crochues. Il peut être un loup immense, un humain ne possédant que la tête d'un loup (cynocéphale) ou avoir le corps recouvert de poils, une queue, des griffes et des pattes de loup, mais rester sur deux pattes comme l'être humain. Le fait que les lycanthropes n'aient pas de queue est parfois attesté, et ils garderaient des yeux et une voix humaine. Un point commun universel du lycanthrope dans l'Europe médiévale est son habitude de dévorer les cadavres fraîchement enterrés. Cette particularité est largement documentée, notamment dans les Annales médico-psychologiques du xixe siècle.
Le chiffre sept, souvent considéré comme un chiffre saint et sacré, est fréquemment associé aux lycanthropes. Certains sont condamnés à vivre sept ans sous forme de loup pour expier leurs crimes ou pour que le sortilège lancé sur eux cesse de faire effet, et briser le carême sept ans de suite provoque une transformation en loup-garou. Durant la nuit, d'autres parcouraient sept paroisses et faisaient le tour d'un clocher sept fois avant de trouver une place en enfer. Il arrive aussi que les lycanthropes s'unissent avec des louves, et de leurs propres aveux, le plaisir qu'ils prenaient avec ces animaux était aussi intense, sinon plus, que celui qu'ils prenaient avec les femmes. Après avoir repris sa forme humaine, le lycanthrope est généralement affaibli et soumis à des dépressions nerveuses. Il se roule sur le sol, demeurant longtemps raidi comme un cadavre et privé de sensations. De nombreux rapports sur les lycanthropes décrivent aussi une grave mélancolie et maniaco-dépression lorsqu'ils ont pris conscience de leurs crimes.
Le nom de lycanthropie désigne en premier lieu la métamorphose partielle ou complète d'un homme en loup, car la métamorphose physique fut longtemps reconnue comme une réalité avant que la lycanthropie ne soit assimilée à une maladie psychiatrique, les croyances sur la lycanthropie sont ainsi loin d'être uniformes et le terme est appliqué dans des cas assez différents les uns des autres. La transformation peut être temporaire ou permanente, l'animal peut être l'homme lui-même sous l'emprise de la métamorphose, mais aussi un double dont l'activité n'affecte pas la vie de l'homme. Il peut être son âme qui s'échappe pour chercher à dévorer des victimes en laissant le corps en état de transe durant un voyage nocturne, il peut être le messager de l'être humain, un animal ou un familier bien réel dont le lien intime avec le propriétaire est prouvé par le fait que toute blessure lui étant infligée se retrouve également sur le corps de l'homme, phénomène connu sous le nom de répercussion.

Acquisition de la lycanthropie :

La lycanthropie peut être acquise de différentes façons. Il faut bien discerner deux formes de lycanthropie, la volontaire où un individu choisit consciemment de pactiser avec le Diable, et l'involontaire qui est le plus souvent subie par un individu contre son gré. La lycanthropie peut s'acquérir par la naissance, l'hérédité, une exposition à la pleine Lune, une malédiction, un rituel satanique, en mangeant de la chair humaine, ou encore en revêtant une peau de loup.

Rôle de la Lune :

Les nuits de pleine Lune sont invoquées comme la principale cause de transformations involontaires en loup selon les croyances modernes, mais elles ne sont que peu mentionnées dans les récits anciens. Gervais de Tilbury est l'un des premiers à noter, entre 1210 et 1214 qu'en Angleterre, il est fréquent de voir des hommes se changer en loups lorsque la Lune entame un nouveau cycle puis, en 1848, il est dit que lorsque la Lune est rousse, on assiste à des épidémies de lycanthropie. En France, en Italie et en Allemagne, l'homme peut se transformer en loup s'il dort seul dehors par une nuit d'été certains mercredis ou vendredis et si la pleine Lune brille directement sur son visage. Dans certaines cultures, les personnes nées pendant la pleine Lune sont aussi considérés comme susceptibles de devenir des lycanthropes.
La Lune n'est pas le seul facteur entrant en ligne de compte. L'homme atteint de lycanthropie doit parfois ôter ses vêtements avant de prendre la forme du loup-garou. Il dissimule alors ses vêtements car, s'il ne les retrouvait pas, il serait condamné à errer indéfiniment sous la forme d'un loup.

Malédictions :

Le pouvoir de transformer les autres en loups et en bêtes sauvages par une malédiction est attribué aux sorciers, aux dieux et au Diable, car la lycanthropie par malédiction peut aussi être le résultat d'un châtiment divin. En France, le Diable transformait les sorciers en loups et les obligeait à errer dans la campagne en poussant d'affreux hurlements. Saint Thomas d'Aquin affirma un temps que tous les anges, bons ou mauvais, ont le pouvoir de transformer les corps humains. Les prêtres et certains saints semblent également posséder ce pouvoir. La plus ancienne malédiction lycanthropique connue est celle que Zeus infligea au roi d'Arcadie Lycaon, mais on raconte aussi que saint Patrick transforma le roi gallois Vereticus en loup et que Saint Natalis maudit une illustre famille irlandaise dont tous les membres devinrent des loups pour sept ans.
La littérature médiévale et de la Renaissance abonde d'exemples où des dieux et des saints maudissent ceux qui ont provoqué leur colère par la lycanthropie. Les excommuniés de l'Église catholique romaine étaient souvent suspectés de devenir des lycanthropes.
En trinquant sans le savoir avec un lycanthrope qui prononce une formule de transmission, on peut également être affecté selon la croyance lituanienne. William Shedden Ralston donne d'ailleurs l'incantation russe courante pour invoquer la lycanthropie dans ses Chants du peuple russe.

Anthropophagie et consommation de viande :

Durant l'antiquité grecque, le cannibalisme est étroitement associé à la lycanthropie car quiconque consommait de la chair humaine au cours de banquets donnés en l'honneur de Zeus Lykaos était changé en loup. Dévorer la chair crue d'un loup enragé transforme également en lycanthrope, tout comme manger de la viande un vendredi saint chez les chrétiens.

Morsures :

La transmission par morsure est une invention très récente issue du cinéma américain, par rapprochement avec le mythe du vampire. Dans les films, l'humain mordu par un loup-garou se transforme lui-même en loup-garou à la pleine Lune suivante. Il n'existe que très peu de cas de contaminations par morsures dans les légendes anciennes.

Naissance, hérédité et maladies :

Certains enfants nés avec des particularités physiques ou à certaines dates sont prédisposés à devenir des lycanthropes. En Roumanie, c'est le cas pour les enfants sevrés puis remis au sein et au Portugal comme en Amérique latine, des septièmes garçons issus d'une fratrie pauvre. Ceux qui portent un embryon de queue au coccyx, les enfants conçus la veille d'un dimanche ou d'un jour saint, ceux qui naissent le jour de Noël sont prédisposés, et ceux qui sont « nés coiffés », c'est-à-dire avec un morceau de placenta sur la tête, auraient une aptitude naturelle à la métamorphose, les hommes se changeant en loup-garous et les femmes en esprit malfaisant provoquant des cauchemars. Les enfants de prêtres ou de nonnes sont aussi condamnés par leur naissance à se transformer en loups tous les sept ans. Selon les serbes, les slovènes et dans la région de Kashubie au nord de la Pologne, si un enfant nait avec des cheveux, une marque de naissance ou une crépine sur la tête, il possède une habileté naturelle à la métamorphose et peut se transformer en l'animal qu'il souhaite, avec une nette préférence pour le loup. Arétée de Cappadoce mentionne que les personnes qui souffrent d'épilepsie se croient elles aussi susceptibles de devenir des lycanthropes.

Rituels d'invocation et métamorphoses volontaires :

Dans d'autres cas, le pouvoir de se transformer en loup pendant la nuit est un souhait invoqué par des rituels et des allégeances sataniques abominables, souvent pour satisfaire un désir de chair humaine. L'invocateur agit de préférence à la pleine Lune et adopte non seulement la forme, mais aussi la nature du loup, sans s'inquiéter de mettre à mort la plupart des créatures humaines. L'un de ces rituels est décrit en détail, il faut entrer dans une forêt à minuit lors de la pleine Lune, puis dessiner deux cercles sur le sol : l'un de six pieds de diamètre, l'autre de quatorze pieds de diamètre, avant d'allumer un feu au centre du cercle le plus petit. Placer un trépied de fer au-dessus des flammes et y suspendre un pot rempli d'eau, la porter à ébullition et y jeter de l'aloès, des graines de pavot, de la solanaceae et de la ciguë. Agiter les ingrédients en faisant appel à tous les mauvais esprits de la nuit, aux fantômes emplis de haine, aux loup-garous et aux satyres. Enlever ensuite tous ses vêtements et les frotter avec la graisse d'un animal fraîchement tué mélangée à de l'anis, du camphre et de l'opium. Prendre la peau d'un loup, la poser sur soi comme on porterait un pagne, puis se placer aux limites du grand cercle et rester dans cette position jusqu'à ce que le feu s'éteigne. Si tout a été fait correctement, l'invocateur est désormais capable de prendre la forme du loup en revêtant la peau.
L'un des moyens les plus simples pour se transformer en loup-garou serait donc d'enlever ses vêtements pour porter une peau de loup, une ceinture magique en peau de loup pouvant suffire parfois en ajoutant un frottement du corps avec divers onguents magiques fabriqués par des sorciers et des sorcières, l'onguent populeum étant composé de suc de feuilles, de branches et de bourgeons de peuplier, de feuilles de jusquiame, de morelle noire, de pavot, d'axonge et d'alcool fort, mais il en existe trois variétés, l'une transforme en loup-garou, la seconde fait croire aux sorcières qu'elles vont au sabbat (mais n'est qu'illusion) et le dernier permet un véritable transport au sabbat.
Boire l'eau de pluie accumulée dans une empreinte de loup ou d'un autre animal sauvage, boire à une source où viennent s'abreuver des loups, ou certains breuvages enchantés ainsi que dévorer la cervelle d'un loup et dormir dans un lieu que cet animal fréquente habituellement serait aussi considéré comme un moyen d'accomplir cette métamorphose de même qu'effectuer trois ou neuf sauts périlleux, utiliser des ceintures en peau de pendu, et absorber certaines herbes. Boire de la bière mêlée à du sang accélèrerait la métamorphose.

Voyages de l'âme  :

Dans certains cas, la lycanthropie ne résulte pas de la métamorphose du corps mais d'un voyage de l'âme. Le lycanthrope peut être un esprit qui sort de sa tombe sous forme de loup. Cette variété est connue sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d'une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe. Cette âme damnée cherchait alors un hôte, humain de préférence, et il s'ensuivait une confrontation quotidienne entre l'âme humaine et l'âme damnée afin de prendre possession du corps. Si l'âme damnée l'emportait, alors la transformation pouvait avoir lieu. L'âme qui s'échappe peut chercher à dévorer des victimes tout en laissant le corps de la personne atteinte de lycanthropie en état de transe.

Lutte contre la lycanthropie :

En fonction des époques et des mythes, les façons de lutter contre les lycanthropes afin de les soigner ou de les tuer ont évolué. Les lycanthropes possèdent une grande résistance aux blessures et retrouveraient rapidement leur intégrité physique même si des membres leur sont sectionnés.

Protections et combats contre les lycanthropes :

Les lycanthropes sont des créatures malignes qui échappent le plus souvent aux pièges, aux embûches et aux attaques classiques, protégés par leur peau d'une grande dureté. Les blessures faites aux lycanthropes sous leur forme animale se retrouvent généralement sur leur corps humain et certaines armes sont citées de manière récurrentes dans les légendes ou les fictions modernes, tels que les objets en argent comme les balles et les poignards. Les balles en argent devaient être bénies de préférence, et cette bénédiction effectuée à certaines heures nocturnes, de préférence dans une chapelle dédiée à saint Hubert et avec des objets rares et précieux tels qu'un trèfle à quatre feuilles. Alors, le sorcier lycanthrope pouvait être tué et sa forme de bête disparaissait. En Bretagne, ils étaient décapités à la hache ou la faux, et leur corps jeté à la rivière. La vulnérabilité des lycanthropes aux balles en argent n'est pas attestée avant le xixe et l'on raconte que la Bête du Gévaudan fut tuée avec cet objet selon les romanciers qui reprirent l'histoire vers 193548. Le cinéma hollywoodien a majoritairement repris et répandu ces croyances concernant l'argent. La sensibilité des lycanthropes aux objets religieux tels que les crucifix et l'eau bénite est récente elle aussi, en tant que créatures du Diable, ils ont une répulsion profonde pour tous ces objets. La dévotion à saint Hubert est à la fois un remède et une forme de protection contre les lycanthropes. Le sorbier peut également être considéré comme efficace, selon cette croyance belge qui veut qu'une maison protégée par l'ombre d'un sorbier soit un lieu sûr.

Remèdes à la lycanthropie :

Différents remèdes sont attestés pour lutter contre la transformation en loup. Dans de nombreux cas, l'état de loup-garou résulte d'une malédiction ou d'une possession et l'exorcisme est une façon de chasser l'esprit démoniaque qui a envahi le corps du malheureux maudit pour, peut-être, lui sauver la vie. Durant l'antiquité, les grecs et les romains croyaient pouvoir soigner les personnes atteintes en les épuisant. La victime était soumise à de longues périodes d'activités physiques dans l'espoir de la purger de la maladie. La façon la plus commune de rendre son apparence humaine au lycanthrope est toutefois de trouver la peau de loup qu'il cache dans un endroit secret - généralement une souche d'arbre - et de la brûler. Le lycanthrope souffre alors terriblement et pousse d'affreux cris de douleur, mais il est ensuite délivré à jamais de sa malédiction. Bon nombre de remèdes préconisés par les médecins médiévaux sont cependant fatals pour les patients. Une croyance sicilienne d'origine arabe atteste qu'un lycanthrope peut être guéri de sa maladie en frappant sur son front ou son cuir chevelu avec un couteau, ou en perçant ses mains avec des clous, on peut aussi le frapper avec une clef ou faire couler son sang, car quelques gouttes suffisent à lui faire retrouver sa forme humaine. Selon la croyance québécoise, il faut marquer le loup-garou d'une croix sur le front avec un canif, en souvenir du Christ, ou le piquer et faire couler son sang, en souvenir du martyre du Christ. 
Parfois, des méthodes moins extrêmes ont été utilisées. Dans la plaine allemande du Schleswig-Holstein, un loup-garou peut être guéri si l'on prononce tout simplement trois fois son nom chrétien, tandis que pour les danois, une simple réprimande guérit la lycanthropie. 
La conversion au christianisme est aussi une méthode pour éliminer la malédiction du loup-garou durant la période médiévale. Les légendes scandinaves, russes occidentales et d'Europe centrale mentionnent des filtres magiques qui rendent son aspect humain au lycanthrope, ils sont préparés avec de l'aconit, plante également connue sous le nom de tue-loup. Même guéri, un ancien lycanthrope garde généralement la faculté de comprendre le langage des loups.
Dans les jeux de rôle, les lycanthropes peuvent être soignés avec des feuilles de belladone (ou d'aconit) si elles sont ingérées moins d'une heure après leur contamination par morsure, mais les lycanthropes de naissance ne peuvent jamais être guéris.

Reconnaître un loup-garou sous sa forme humaine :

L'une des méthodes les plus classiques pour reconnaître un loup-garou sous sa forme humaine durant la période médiévale et la Renaissance consistait à inciser la peau des suspects et à regarder si des poils s'y cachaient, car selon les croyances françaises et québécoises entre autres, l'homme n'a qu'à retourner sa peau pour se transformer en loup-garou. 
Les personnes atteintes de lycanthropie peuvent aussi conserver quelques caractéristiques physiques du loup sous leur forme humaine, comme des sourcils qui se rejoignent au-dessus du nez (monosourcil), des ongles légèrement rougeâtres, le majeur et l'index de même longueur (comme une patte de loup), des pouces gros et courts, des mains poilues jusqu'à l'intérieur des paumes, pourvues de doigts plats et palmés, des oreilles implantées un peu plus bas et en arrière de la tête, et de façon générale, plus de poils sur les mains, les pieds et dans le dos. Une tradition russe rappelle qu'un lycanthrope peut être reconnu grâce aux poils sous sa langue. Les loup-garous auraient aussi l'air triste et mélancolique, et n'iraient jamais à l'église. De plus, après avoir repris sa forme humaine, un lycanthrope est généralement affaibli et souffre d'un manque d'appétit du fait qu'il s'est repu et a couru toute la nuit, il peut aussi être soumis à des dépressions nerveuses. Une fois démasqué sous sa forme humaine, il est théoriquement possible de le tuer, de lui administrer un remède, ou de l'enfermer et d'attendre sa transformation pour prouver sa culpabilité, à condition d'avoir une cage assez résistante.

Dans certains cas, la lycanthropie ne résulte pas de la métamorphose du corps mais d'un voyage de l'âme. Le lycanthrope peut être un esprit qui sort de sa tombe sous forme de loup. Cette variété est connue sous le nom de loup-garou fantôme. On croyait par là que le corps métamorphosé était celui d'une âme damnée qui ne trouvait pas le repos dans sa tombe. Cette âme damnée cherchait alors un hôte, humain de préférence, et il s'ensuivait une confrontation quotidienne entre l'âme humaine et l'âme damnée afin de prendre possession du corps. Si l'âme damnée l'emportait, alors la transformation pouvait avoir lieu. L'âme qui s'échappe peut chercher à dévorer des victimes tout en laissant le corps de la personne atteinte de lycanthropie en état de transe.

Points communs avec les vampires :

En Europe médiévale, les cadavres de certaines personnes exécutées furent incinérés en tant que loup-garous plutôt qu'enterrés afin d'empêcher leur résurrection comme vampires, et avant la fin du xixe siècle, les grecs estimaient que les cadavres de loup-garous non détruits revenaient à la vie en tant que vampires, sous la forme de loups ou de hyènes qui erraient sur les champs de bataille en buvant le sang des soldats mourants. Dans certaines zones rurales de l'Allemagne, de la Pologne et du nord de la France, les personnes mortes en état de péché mortel revenaient sous forme de loups pour boire du sang, avant de retourner à leur corps humain dès les premières lueurs du jour. Ces lycanthropes furent traités par décapitation à l'arme blanche et exorcisme par le curé de la paroisse, la tête était ensuite jetée dans un ruisseau et le poids de ses péchés l'entrainait par le fond. Parfois, les méthodes employées étaient les mêmes que pour éliminer les vampires. Le vampire est lié au loup-garou dans les pays d'Europe orientale, en Bulgarie, en Serbie et en Slovaquie. En Serbie, le loup-garou et le vampire sont connus sous le même nom : Vulkodlak.
Dans la mythologie hongroise et celle des Balkans, de nombreux loup-garous étaient décrits comme des sorcières vampiriques qui devenaient loups afin de sucer le sang des hommes nés un jour de pleine Lune, dans le but de préserver leur santé. Sous forme humaine, ces lycanthropes seraient pâles, avec un visage émacié, les orbites creuses, les lèvres gonflées et les bras flasques.
Les lycanthropes sont très proches des vampires dans le sens où le loup-garou est un pont entre l'homme et l'animal, un animal bestial qui détruit et dévore le monde, le vampire est un pont entre le monde des vivants et celui des morts.

Lycanthropes dans les mythologies, folklores et légendes :

Tradition gréco-romaine :

Les poètes grecs furent les premiers à mentionner des formes de lycanthropie dans leurs textes mythologiques. L'idée d'anthropophagie y semble étroitement liée.

Neuri :

La première mention d'une forme de lycanthropie est le fait d'Hérodote (484 - 425 av. J.-C.). Il parle des Neuri, une tribu habitant le nord-est de la Scythie, contrées des bords de la mer Noire. Ils étaient capables de se métamorphoser en loups par magie et indépendamment d'une malédiction quelques jours par an, avant de reprendre leur apparence humaine. Ces rites étaient apparemment destinés à la terre, ils symbolisaient la régénération et la renaissance. Cette légende est toutefois une exception parmi les récits gréco-romains.
« Les Neures observent les mêmes usages que les Scythes (...) Il parait que ces peuples sont des enchanteurs. En effet, s'il faut en croire les Scythes et les Grecs établis en Scythie, chaque Neure se change une fois par an en loup pour quelques jours, et reprend ensuite sa première forme. Les Scythes ont beau dire, ils ne me feront pas croire de pareils contes ; ce n'est pas qu'ils ne les soutiennent, et même avec serment » »
- Hérodote, Histoires (Livre IV chapitre CV)

Arcadie :

Les mentions les plus fréquentes sont toutefois liées à la région montagneuse d'Arcadie, alors peuplée de loups. Des rites primitifs étaient liés à cet animal, entre autres en relation avec Zeus. Sur le mont Lykaion, lieu de naissance du roi des dieux (le « mont du Loup », rebaptisé en latin Mons Lycaeus puis mont Lycée en français), des jeux du nom de Lykaia avaient lieu tous les quatre ans. Ils étaient accompagnés de banquets en l'honneur de Zeus Lykaios, durant lesquels les pratiques de cannibalisme étaient courantes5. La chair humaine était partagée entre les différents participants qui se trouvaient alors changés en loups pour neuf ans avant de retrouver forme humaine, à condition qu'ils n'aient consommé aucune chair humaine durant ce temps. Pline l'Ancien (23 après J.-C. - 79 après J.-C.) mentionne que Déménète de Parrhasie fut métamorphosé en loup après avoir gouté des entrailles d'un enfant immolé dans le sacrifice de victimes humaines que les Arcadiens faisaient encore dans ce temps à Jupiter lycéen. Dans les mêmes récits, les Arcadiens tirent au sort l'un des membres de la famille d'un certain Anthus avant de le conduire au bord d'un étang de la région. Après avoir suspendu ses vêtements à un chêne, il traverse l'étang à la nage et gagne les solitudes où il se transforme en loup et vit en troupe avec ses congénères pendant neuf ans. Si, durant ce temps, il s'est tenu à l'écart de l'homme, il retourne à son étang et, après l'avoir traversé, il reprend sa forme humaine mais est vieilli de neuf ans. Il retrouve même ses vêtements.

Demaenetus de Parrhasie ou Damarchus :

Demaenetus de Parrhasie fut changé en loup pour dix ans après avoir mangé un morceau de viande humaine au festival de Zeus Lycaeus. Une fois les dix ans passés et son apparence humaine retrouvée, il participa aux Jeux Olympiques. Il s'agit certainement du même personnage que le Damarchus de l'histoire de Pausanias, un boxeur victorieux des Jeux Olympiques natif de Parrhasie en Arcadie, et vivant aux alentours de 400 av. J.-C. Il se changea en loup au cours du sacrifice en l'honneur de Zeus Lycaeus et redevint humain au bout de neuf ans.

Lycaon :

Le roi d'Arcadie Lycaon avait cinquante fils, tous réputés pour leur impiété. Ils édifièrent un temple en l'honneur de Zeus au sommet du mont Lycée et pour les remercier, le roi des dieux vint leur rendre visite sous l'apparence d'un pauvre hère. Au cours du repas, ils servirent un plat à base de la chair du plus jeune des fils, fraîchement égorgé, parmi d'autres nombreux plats à Zeus. Ils croyaient ainsi démasquer le Dieu des Dieux, mais ce dernier, indigné, repoussa la table du festin au loin et foudroya tous les fils du roi sauf Nyctimos qui monta sur le trône. Lycaon fut transformé en loup :
« Ses vêtements se changent en poils, ses bras en jambes, devenu un loup il conserve encore des vestiges de son ancienne forme. Il a toujours le même poil gris, le même air farouche, les mêmes yeux ardents ; il est toujours l'image de la férocité. »

Lycaon demeura incapable d'assouvir sa faim et d'oublier son ancienne condition humaine.

Autres mentions durant l'Antiquité gréco-romaine :

Au ier siècle, Arétée de Cappadoce parle de certains hommes persuadés être faits de verre et craignant donc d'être cassés, auquel cas ils seraient transformés en loups ; travaillés par les appétits et les affres de cet animal féroce, se jetant sur les troupeaux et les hommes pour les dévorer, sortant la nuit de préférence, hantant les cimetières et les monuments, hurlant à la mort, avec une perpétuelle altération, les yeux enfoncés et hagards, ne voyant qu'obscurément comme s'ils étaient entouré de ténèbres, les jambes meurtries par les égratignures et les morsures de chiens.
Dans le Satyricon, Niceros raconte qu'il était invité au banquet d'un soldat de ses amis qui se transforma en loup. Il décrit l'incident comme suit : « Quand je me suis retourné vers mon ami, je vis qu'il s'était dépouillé de ses vêtements et qu'il les avait empilés au bord de la route... Il s'assit dans un cercle autour de ses vêtements, puis, comme ça, se transforma en loup ! ... Il poussa des hurlements de loup puis s'enfuit dans les bois. »
Virgile (-70 -19) parle également des pouvoirs du lycanthrope dans sa huitième églogue, où il fait dire à Alphésibée : « J'ai vu Moeris se faire loup et s'enfoncer dans les bois », il mentionne aussi que Moeris était sorcier et utilisa des herbes et des poisons.
Certaines divinités gréco-romaines sont également liées au loup. Toutes se transformaient occasionnellement, Zeus et Artemis prenant parfois la forme de loups, néanmoins, elles conservent leur caractère divin sous n'importe quelle forme.

Mythologie et folklore d'Europe du nord et d'Europe germanique :

L'équivalent scandinave du loup-garou se nomme vargúlfr, où vargr signifie loup selon l'acception antique et nordique, úlfr loup également selon l'acceptation pangermanique.
Dans la Saga d'Egill, fils de Grímr le Chauve, le grand-père Úlfr fut surnommé Kveld-Úlfr (qui signifie « le loup du soir »), car chaque soir il devenait farouche et avait envie de dormir. Egill hérita de cette propriété.
Dans la Völsunga saga Sigmundr et Sinfjötli découvrent deux hommes endormis : « Des peaux de loups étaient suspendues au-dessus d'eux dans la maison. Tous les dix jours, il leur était possible de sortir de ces peaux. Sigmundr et Sinfjötli leur passèrent les peaux de loups et alors, ils ne purent aucunement en sortir, quoiqu'en vérité, ils eussent conservé la même nature qu'auparavant : ils hurlaient comme des loups, chacun d'eux sachant la signification de ce hurlement. »
Les femmes peuvent aussi se transformer en louves : dans l'Edda poétique (Hárbardhsljódh), vargynjur est la femme-louve que Thórr a molesté.
Le loup et l'ours sont aussi deux aspects des guerriers berserkir. Les lycanthropes de Fennoscandie sont généralement décrits comme de vieilles femmes qui possèdent des griffes empoisonnées et la capacité de paralyser les bovins et les enfants avec leur regard.
D'autres contes de fées germaniques mettent en scène des hommes qui se transforment temporairement en bêtes.

Vironsusi :

Le vironsusi est un lycanthrope finlandais, plutôt mélancolique de nature. Sa transformation est le plus souvent involontaire, parce qu'une sorcière lui a jeté un sort, il reste loup jusqu'à ce que quelqu'un ou quelque chose le libère de son sort. Ils se cache dans les maisons et dévore parfois le bétail, mais s'attaque rarement à des personnes et attend que quelqu'un le reconnaisse. Lorsque cela se produit (par exemple, grâce à la mère du vironsusi), cette personne peut briser le sort en appelant le lycanthrope par son prénom ou en lui donnant du pain à manger. Lorsque le vironsusi a retrouvé sa forme humaine, il garde toujours sa queue de loup jusqu'au jour de sa mort.

Liens :

Si vous voulez plus d'infos sur les lycanthropes, cliquez ici . Je n'ai pas mis toutes les infos sur ces petites bêtes car je suis limiter et, je ne sais pourquoi, je ne peut mettre plus de renseignements. bref, allez faire un tour, ça vaut la peine !

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