La mort / La faucheuse

L A   M O R T  /  L A   F A U C H E U S E .

La mort,...mystérieux, quelques soit les folklores. On la représente souvent par une faucheuse,...mais pourquoi ? Pourquoi donner un nom et une représentation à quelque chose d'immatérielle ? Voilà, un article sur la mort,...il n'y aura plus rien à apprendre après l'avoir lu,...si ce n'est,...que les êtres humains ne saurons jamais qui elle est vraiment et qu'y a-t-il après........  

Une Première partie est consacré à la REPRESENTATION de la mort.

Tandis que l'autre est dédié à la mort, généralement.

                                                        

1°) 1ere Partie.

                             

1) La Mort dans les mythologies.

2) La Mort dans la mythologie hindoue.

3) Au Japon.

4) Dans le paganisme slave.

5) Dans le paganisme lituanien.

6) Dans les trois religions monothéistes.

   a) Dans le judaïsme.

       a.1) Formes et fonctions.

   b) Dans le christianisme.

   c) Dans l'Islam.

7) La Mort dans les arts et la culture populaire.

   a) Films.

   b) Littérature.

   c) Musique.

   d) Mortelle galerie.

   e) Le personnage déguisé au Mexique.       

 

La Mort a été représentée en tant que figure anthropomorphe ou comme personnage fictif dans de nombreuses mythologies et cultures populaires. La personnification de la mort en tant qu'entité vivante, consciente et sensible, est lié à l'idée de la mort et à son poids historique et philosophique considérable. Selon les langues, elle est un personnage soit féminin, soit masculin. Elle est souvent représentée sous forme d'un squelette (ou d'un squelettoïde présentant quelques rares lambeaux de peau sur certains os), parfois vêtu d'un grand manteau à capuche.

Dans le folklore occidental moderne, La Mort est généralement représentée comme un squelette portant une robe, une toge, noire avec capuche, éventuellement une grande faux. La Mort est alors connue sous le nom de « La Grande Faucheuse » ou tout simplement « La Faucheuse ». Ce symbole d'origine italienne est très présent durant tout le Moyen Âge et à la Renaissance, dans les peintures apocalyptiques et macabres comme celle de Pieter Bruegel l'Ancien (Le Triomphe de la Mort). À une époque où la peste noire faisait des ravages, la faucheuse représentant un être terrifiant venu happer les vivants d'un coup de lame. Les allégories de la mort ont été reprise maintes fois dans des œuvres plus récentes, notamment liées à la fantasy, avec la même symbolique qu'à leur origine.

Exemples de représentation de La Mort :

-Au Moyen Âge, La Mort est imaginée comme un corps humain momifié ou en décomposition, qui deviendra plus tard le squelette vêtu d'une toge qui nous est familier.

-Inversement, La Mort est parfois représentée sous les traits d'une belle femme souvent vêtue de noir.

-La Mort est parfois représentée dans les œuvres de fiction et l'occultisme sous le nom d'Azraël, L'Ange de La Mort.
(le nom Azraël n'apparaît dans aucune version de la Bible ou du Coran)
À cause de l'intime lien entre le Temps, la vieillesse et La Mort, le Temps en tant que figure mythologique et parfois associé à La Mort

-Un Psychopompe est un esprit, une déité ou un être dont la tâche est de conduire les âmes récemment décédées dans l'autre monde.

-La représentation de la mort portant une faux remonte à l'image du dieu grec Cronos. Celui-ci était fréquemment représenté en portant un globe surmonté d'une faux. Cronos est le père des dieux de l'Olympe, dont Zeus. Cependant, pour échapper à la malédiction lancée par son père Ouranos, il décide de dévorer ses enfants. Au sixième enfant, son épouse Rhéa, lassée de ces infanticides lui donne une pierre à manger à la place de l'enfant: Zeus. Ce dernier combat son père et en le frappant au ventre lui fait « vomir » les autres enfants, qui le renverseront plus tard. Exilé sur Terre, en qualité de simple mortel, il fonde une communauté agricole, désignée par les Anciens sous le nom d'Âge d'Or. De là viendrait l'attribut de la faux, outil qui symbolise les récoltes, et de cette manière les saisons qui rythment l'existence, que Cronos a cru pouvoir maîtriser.

La Mort dans les mythologies :

Il existe dans toutes les mythologies des divinités qui incarnent la Mort ou certains de ses aspects :

-Ankou (Breton) (cf. en grec : anankè, la nécessité)
-La Camarde
-Izanami (Shinto)
-Mictlantecuhtli (Aztèque)
-Morrigan (Irlandais)
-Pluton (Romain)
-Mot (Cananéen)
-Odin (Viking)
-Anubis (Égyptien)
-Anpu (Égyptien)
-Shemal (Sémitique)
-Sielulintu (Finlandais)
-Atropos (Grec)
-Thanatos (Grec)
-Yama (Hindou)
-Yanluowang (Chinois)

La Mort dans la mythologie hindoue :

Dans les écrits hindous connus sous le nom de Vedas, le maître des morts est appelé Yama ou Yamaraj (littéralement le seigneur de la mort). Yamaraj monte un bœuf noir et possède un lasso torsadé avec lequel il attrape les âmes pour les emmener dans sa demeure, Yamalok. Ce sont ses suivants, les Yamaduts, qui portent les âmes jusqu'à Yamalok. Ici, les bonnes et les mauvaises actions sont comptabilisées par Chitragupta, qui autorise alors Yama à décider où iront les âmes dans leur prochaine vie, suivant la théorie de la réincarnation. On croit que les âmes peuvent renaître sur Terre aussi bien dans un univers paradisiaque qu'infernal, en fonction des actions de la vie passée. Celles qui peuvent se prévaloir d'un bon karma et d'un bon bakhti dans leurs vies atteignent le Moksha, la libération du cycle des morts et des renaissances, ainsi que des souffrances induites par la vie emprisonnée dans le corps. Yama est également mentionné dans le Mahabharata comme un grand philosophe et comme un dévot de Krishna. De façon intéressante, Yama est aussi connu comme Dharmaraj ou roi du Dharma ou de la justice. Le raisonnement est que justice soit faite équitablement pour tous - si ils sont vivants ou morts, basé sur leur karma ou leur destin. C'est davantage consolidé par le fait que Yudhishthira, l'aîné des Pândava est considéré comme la personnification de la justice, à Mahabharata où il était né en raison des prières de Kunti à Yamaraj.

Au Japon :

Dans le Kojiki, on raconte qu'après avoir donné naissance au dieu du feu Hinokagutsuhi, la déesse Izanami mourut, blessée par ce feu, et entra dans le royaume de la nuit perpétuelle, Yaminokuni. Par la suite, Izanagi, son époux, la trouva dans le pays de Yomi alors qu'il tentait de la ramener chez les vivants. Hélas, Yomi est situé dans le monde souterrain, et Izanagi retrouva son épouse ravagée par la décomposition. Lors d'une dispute avec lui, Izanami proclama que prendre 1000 vies chaque jour était la preuve de sa position de déesse des morts. Dans la culture populaire, la mort est également représentée sous les traits d'Enma (Yama), Enma Ō ou Enma Daiō (Enma-Roi ou Enma-Grand Roi, traductions de यम रज Yama Raja). Le Yama hindouiste a également inspiré le Yanluo chinois et le Enma japonais. Enma règne sur le monde souterrain, pareil à l'Hadès grec, et décide si les morts vont au paradis ou en enfer. Les parents japonais menaçaient ainsi leurs enfants : s'ils mentaient, Enma leur couperait la langue dans l'au-delà.
Il existe d'autres dieux de la mort, les shinigamis, qui ressemblent à la vision occidentale de la mort sous la forme de faucheuse. Les représentations des shinigamis (le terme est souvent au pluriel en français) sont courants dans l'art et la fiction du Japon moderne, et totalement absents dans la mythologie japonaise traditionnelle.

Dans le paganisme slave :

Les anciennes tribus slaves voyaient la mort comme une femme vêtue de blanc, tenant à la main des jeunes pousses qui ne fanaient jamais. Être touché par ces pousses faisait tomber dans un sommeil perpétuel. Cette représentation a survécu au christianisme durant tout le Moyen-Âge, et n'a été remplacée par l'image plus répandue dans la tradition européenne d'un squelette allant et venant qu'à la fin du xve siècle.

Dans le paganisme lituanien :

Les Lituaniens appelaient la Mort Giltinè, du mot "gelti" qui signifie "piquer". Giltinè était représentée sous les traits d'une vieille femme laide, avec un long nez bleu et une langue empoisonnée. La légende raconte que Giltinè était une jolie jeune femme enjouée qui fut emprisonnée durant sept ans dans un cercueil. La déesse de la Mort était la sœur de la déesse de la Vie et de la Destinée, Laima, ce qui symbolisait les relations entre le début et la fin de la vie.
Par la suite, les Lituaniens ont adopté la vision chrétienne de la Mort, avec sa robe noire et sa faux.

Dans les deux religions monothéistes :

Dans la Bible, le quatrième cavalier de Révélation 6 est appelé la Mort : il est représenté suivi par les Juifs et Hadès. L'Ange du Seigneur a ainsi fauché 185 000 hommes dans un camp assyrien (2 Rois; 19,5). Quand Dieu décide de tuer les premier-nés égyptiens, il ordonne au "destructeur" (shâchath) d'épargner les maisons marquées par du sang sur le linteau et les montants des portes (Exode; 12, 23). L'ange de la destruction mal'ak ha-mashḥit, se déchaîne contre le peuple de Jérusalem (2 Samuel; 24,15). Dans les Chroniques (21, 16), le roi David voit "l'ange de Yahvé qui se tenait entre le ciel et la terre, l'épée dégainée à la main, tendue vers Jérusalem."2 Dans le livre de Job (33,2), on trouve le terme de "destructeur" (memitim)que la tradition a identifié à "l'ange destructeur" (mal'ake Khabbalah), alors que le livre des Proverbes (26, 14) fait mention des "anges de la mort" (mal'ake ha-mavet). On trouve également le nom d'Azraël comme ange de la mort.

Dans le judaïsme :

Formes et fonctions :

D'après le Midrash, l'ange de la mort a été créé par Dieu lors du premier jour. Son domaine est le paradis, d'où il atteint la Terre en huit jours, alors même que la pestilence n'en met qu'un. Il possède six paires d'ailes.

Dans le christianisme :

La Mort est quelque fois mentionnée dans le Nouveau Testament, que ce soit sous forme de personnification, ou bien comme un état de fait. Elle est assimilée à l'ange diabolique Samaël. On trouve une allusion dans les Actes des Apôtres (2,24): "Mais Dieu l'a ressuscité , le délivrant des affres de l'Hadès. Aussi bien n'était-il pas possible qu'il fût retenu en son pouvoir."
Quelques passages après, cependant, sont plus explicites. L'Épître aux Romains 5 parle de la Mort comme ayant « dominé de la période d'Adam à Moïse », et divers passages dans les Épître parlent du labeur du Christ sur la Croix et sa Résurrection comme une confrontation avec la Mort. Des versets de cette sorte incluent l'Épître aux Romains (6,9) et la Deuxième épître à Timothée (1,10).
Malgré la victoire de Jésus sur cela, la Mort est encore vue durablement dans les Ecrits. La Première épître aux Corinthiens (15,26) affirme, « Le dernier ennemi à détruire est la mort », qui implique que la Mort n'a pas été détruite une fois pour toute. Cette affirmation est prouvée plus tard comme vrai dans l'Apocalypse.

La Mort dans les arts et la culture populaire :

Le personnage de la Mort apparaît dans de nombreuses œuvres de fiction, que ce soit des films dramatiques ou comiques, de science-fiction ou de fantasy.

Films :

  • En 1957, le réalisateur suédois Ingmar Bergman tourne Le Septième Sceau. Dans ce film, il brosse un des portraits les plus marquants et les plus symboliques de la mort, cette description influencera par la suite fortement le cinéma. On y voit un chevalier médiéval de retour des croisades (Max von Sydow) jouer aux échecs avec la mort, dont l'enjeu est sa vie même. Le critique américain Roger Ebert a dit de cette représentation qu'elle était « si parfaite qu'elle survivrait à toutes les parodies ». L'influence de la Mort de Bergman se fait ressentir notamment dans les films suivants :
  • Dans le dernier sketch du film Monty Python : Le Sens de la vie, la Mort arrive dans une maison pour emmener tous ses occupants, morts à cause d'une mousse au saumon. Elle les entraîne (ainsi que leurs voitures) dans l'au-delà.
  • Dans Last Action Hero avec Arnold Schwarzenegger, la Mort telle qu'elle est imaginée par Bergman et jouée par Ian McKellen, est amenée temporairement du « film dans le film » au monde réel.
  • Dans Fantômes contre fantômes, sorti en 1996, Peter Jackson met en scène une figure invisible de la Mort, armée d'une faux et meurtrière. Il s'avère à la fin du film que ce n'est pas la Mort elle-même, mais le fantôme déguisé d'un tueur en série mort exécuté.
  • Dans Les Aventures de Bill et Ted (Peter Hewitt, 1991), la Mort est un personnage hilarant, paresseux et sarcastique. Elle porte une robe noire, une faux, a la peau blanche, et est chauve. Elle escorte ceux qui le désirent vers trois destinations : la Terre, l'Enfer ou le Paradis, si on réussit à la battre au jeu. Lors des flashs spéciaux d'informations qui émaillent le générique de fin, on apprend que la Mort a gagné la course automobile Indy 500. On lui prête alors les propos suivants : je n'imaginais pas pouvoir aller aussi vite!. On apprend également qu'elle a monté son éphémère groupe de rock.
  • Dans le film Click : télécommandez votre vie Adam Sandler joue le rôle de Michael Newman, un homme qui découvre qu'il a le pouvoir de modifier des aspects de sa vie en utilisant une télécommande. La Mort est représentée par Morty, (Christopher Walken), et finit par emporter son père puis Newman lui-même après lui avoir expliqué l'importance de vivre sa vie au jour le jour.
  • Dans Rencontre avec Joe Black, la Mort emprunte les traits de l'acteur Brad Pitt.

 

 

2°) 2eme Partie.

                              

1) Approche par la biologie.

   a) Définition générale de la mort.

       a.1) Organismes unicellulaires.

       a.2) Virus.

   b) Signes physiologiques de la mort.

   c) Causes de la mort chez les animaux.

2) Approche par la philosophie ou la religion.

   a) Mort et philosophie.

   b) Mort et croyances.

       b.1) Animisme.

       b.2) Athéisme.

       b.3) Bouddhisme.

       b.4) Christianisme.

       b.5) Hindouisme.

       b.6) Islam.

       b.7) Jaïnisme.

       b.8) Judaïsme.

       b.9) Spiritisme.

       b.10) Saints des derniers jours.

 

La mort est l'état définitif d'un organisme biologique qui cesse de vivre. Elle se caractérise par un arrêt irréversible des fonctions vitales (nutrition, respiration...), nécessaires au maintien de l'intégrité de l'organisme, ce qui la distingue d'un arrêt temporaire comme dans le cas de l'hibernation ou la congélation. Une fois mort, l'organisme se décompose sous l'action de bactéries ou de nécrophages.

Il existe une multitude de définitions de la mort et la limite entre la vie et la mort reste floue. Selon l'Organisation mondiale de la santé animale, la mort désigne « la disparition irréversible de l'activité cérébrale mise en évidence par la perte des réflexes du tronc cérébral »1: elle adopte ainsi une définition de la mort en tant que mort cérébrale, par distinction avec un simple arrêt cardio-circulatoire.
Tous les êtres vivants finissent irrémédiablement par mourir à cause du phénomène de sénescence (ou vieillissement). Au niveau cellulaire, la mort désigne l'arrêt des fonctions de base d'une cellule mais une cellule est dite immortelle si elle peut donner un nombre illimité de cellules filles. Ainsi, les organismes unicellulaires qui se reproduisent uniquement par bipartition sont en principe immortels. Chez les organismes pluricellulaires, les cellules sexuelles (germen) sont potentiellement immortelles et se transmettent à la descendance, contrairement aux cellules somatiques (soma).
La mort peut être vue comme la fin de la vie par opposition à la naissance, ou comme l'absence de vie. Dans le premier cas, le fait que le cœur puisse arrêter de battre pendant un moment avant d'être réanimé pose la question de la limite, ou de la transition entre vie et mort.
'== Définition médico-légale == La mort est le moment où le corps commence à se décomposer. Médicalement, certains états mènent irrémédiablement à la mort, alors même que des cellules du corps continuent à vivre. C'est le cas de la mort cérébrale. Cependant, une minorité de personnes subissant une mort cérébrale n'en sont pas morts. On considère qu'ils étaient en expérience de mort imminente.
La mort cérébrale désigne l'arrêt des signaux électro-encéphalographiques du cerveau humain. C'est d'après ce critère que l'on constate le décès d'une personne en médecine légale.
Cette définition légale est importante, car c'est elle qui va permettre des actes tels que le prélèvement d'organes pour la transplantation : la mort légale précède en ce cas la mort physiologique. On maintient ainsi des personnes en état de mort cérébrale sous respiration artificielle, lorsque le cœur continue à battre spontanément : cela permet de maintenir les organes en bon état en vue d'un prélèvement. Certains pays autorisent le prélèvement d'organes à cœur arrêté, c'est-à-dire lorsque la personne n'est pas en état de mort cérébrale. Cette pratique est controversée.
Mais dans la plupart des cas, le décès est constaté par un médecin par des signes cliniques caractérisant un arrêt cardio-circulatoire prolongé. Cela peut être un échec des tentatives de réanimation cardio-pulmonaire par une équipe médicale, ou bien la constatation par un médecin généraliste à domicile pour une personne que l'on sait en fin de vie (personne âgée ou bien souffrant d'une maladie diagnostiquée).
En France, comme dans la plupart des pays développés, le médecin remplit alors un certificat de décès comportant la date et l'heure de la constatation de la mort, l'identité de la personne décédée, les causes suspectées, l'absence de contre-indication à une inhumation ou à une crémation. L'état de mort légale entraîne la perte des droits de la personnalité : la personne décédée n'est plus considérée, sauf exceptions, en tant que personne au sens juridique du terme.

Approche par la biologie :

Définition générale de la mort :

La mort biologique résulte de l'incapacité permanente d'un organisme à résister aux modifications imposées par son environnement. Cette définition permet de définir en miroir aussi ce qu'est la vie (dans sa définition la plus large) : la capacité à maintenir son intégrité malgré la pression de l'environnement (homéostasie).
En termes d'entropie (niveau de désorganisation), il s'agit pour l'organisme de maintenir localement une entropie basse. Or l'entropie d'un système fermé ne peut qu'être stable ou augmenter d'après les principes de la thermodynamique. L'organisme doit donc puiser dans son environnement (d'où la nécessité de respirer etc.). La mort intervient quand l'organisme ne peut plus puiser et maintenir son entropie basse. La principale source d'énergie sur Terre est la lumière du soleil qui permet la photosynthèse.

Organismes unicellulaires :

On ne peut se contenter de la définition donnée plus haut pour les organismes unicellulaires, tels que les bactéries, levures, les champignons unicellulaires. En effet, ces organismes possèdent une forme de résistance aux variations de conditions extérieures : la spore. Pour ces organismes, le critère de la vie devient le suivant : la membrane cellulaire est intègre et sépare un milieu intérieur de composition différente du milieu extérieur. La mort est donc causée par la rupture de la membrane. La présence de cette forme de résistance explique la différence entre la pasteurisation et la stérilisation, seul ce dernier traitement tuant les spores.
Les organismes unicellulaires meurent aussi de « vieillesse ». Cela est assez bien documenté dans le cas des levures saccharomyces sp. Une cellule mère donne par division deux cellules filles. On a toujours pensé que ces cellules filles sont identiques entre elles. Ce n'est pas le cas. Il existe en effet sur l'une des cellules une cicatrice visible sur la membrane et reflet de la division qui vient de se produire. Au-delà d'un certain nombre de ces cicatrices, la cellule ne peut plus se diviser : elle mourra de « vieillesse ».

Virus :

Les virus se situent à la frontière entre le vivant et l'inerte. Ainsi, la question de la catégorisation d'un virus parmi les organismes vivants n'étant pas tranchée de manière satisfaisante, il est impossible de se prononcer sur la mort d'un virus en général.
Cela dit, il existe différents types de virus, se situant plus ou moins du côté du vivant ou de celui de l'inerte. Par exemple, beaucoup de virus sont grosso modo du code génétique dans une membrane ayant la propriété de se fondre avec celle des cellules infectées. Ces virus peuvent être comparés à des livres attrayants, le texte étant le code génétique. Ils seraient donc, d'un point de vue biologique, plutôt du côté de l'inerte. Par contre, le virus ATV (Acidianus Two-tailed Virus) quand il sort de la cellule qui l'a produit a une forme de citron et deux bras lui poussent à chaque extrémité. C'est un processus actif, ce qui fait que ce virus est plus du côté du vivant que de l'inerte (Pour la Science, décembre 2006). Quant au virus mimivirus, il contient un code génétique plus important que certaines bactéries, et en même temps de l'ADN et de l'ARN.
Les médicaments antiviraux se contentent d'empêcher les virus de se multiplier, par interférence avec la réplication du matériel génétique, formation de la capside ou prévention de la formation de virus complets. La prévention de l'encapsidation du code génétique du virus, ARN ou ADN, dans la capside virale est donc une manière d'inactiver un virus. Dès que les conditions sont à nouveau réunies (présence d'une cellule hôte, absence d'antiviraux), le virus se multipliera à nouveau. Le problème se complique par la présence d'une forme silencieuse du virus au cours de laquelle le code génétique du virus s'intègre dans celui de l'hôte parasité. La destruction totale du virus implique la destruction de ce code.

Signes physiologiques de la mort :

Le premier signe de la survenue de la mort est l'arrêt cardio-respiratoire :
la personne ne parle pas et ne bouge pas, elle ne réagit pas lorsqu'on lui parle et qu'on la touche ;
on ne perçoit pas sa respiration même lorsque l'on est sûr que ses voies aériennes sont libres ;
elle ne réagit pas aux insufflations ;
les pouls centraux (carotidien ou éventuellement fémoral chez l'adulte et l'enfant de plus de un an, huméral chez le nourrisson) ne sont pas perçus - ce critère n'est pas fiable en raison de la difficulté d'affirmer qu'un pouls est absent (notamment en raison du propre pouls de la personne qui contrôle, qui est renforcé par le stress).
Mais ces éléments ne sont pas suffisants pour déterminer la mort (dans certains cas, une personne en arrêt cardio-respiratoire peut être réanimée). Il peut y avoir dans les secondes suivant l'arrêt cardiaque :
une respiration d'agonie bruyante (stertoreuse), un râle (le gasp) ;
des tremblements, provoqués par la libération de calcium.

Les étapes biologiques suite au décès :

1. Râle, pâleur provoquée par l'arrêt de la circulation sanguine, notamment visible au niveau des muqueuses (par exemple intérieur des paupières et des lèvres), dilatation des pupilles, libération d'urine et de fèces et apparition de taches bleutés (sang désoxygéné) provoquées par le relâchement des muscles lisses. Le corps commence à se refroidir pour atteindre la température de son environnement (1°C par heure).

2. La lividité s'installe deux heures après la mort et se manifeste par une coloration violacée de la peau liée à un déplacement du sang par gravité.

3. La rigidité cadavérique se manifeste vers la 3e heure de la mort et se traduit par un enraidissement des muscles causé par la surabondance de calcium dans le corps. La rigidité cadavérique atteint son intensité maximale vers la huitième heure du décès et disparaît au bout de 2 à 4 jours. Généralement, la rigidité commence dans le haut du corps (cou, muscles masticateurs) et progresse vers le bas du corps.

4. Finalement, la putréfaction de l'organisme commence vers la 48 e heure. On assiste à la décomposition des tissus par les bactéries de la flore intestinale. On peut alors voir apparaître deux taches vertes au niveau des fosses iliaques gauche et droite. Ces taches se propageront ensuite dans tout l'organisme. La production de gaz (méthane, ammoniac, hydrogène sulfuré)provoque le gonflement du corps, d'où la flottaison si le corps est jeté à l'eau.
Les signes de décomposition se caractérisent par une odeur nauséabonde caractéristique et par l'apparition de taches vertes sur la peau (apparaissant d'abord au niveau de l'abdomen), l'apparition de gonflements, puis par la dégradation visible du corps. Le corps peut également être dévoré par des animaux (vers, charognards) ; en climat tempéré et en présence d'insectes (mouches), la ponte suit la mort de quelques heures, les œufs éclosent au bout d'environ deux jours et les larves se transforment en insectes au bout d'environ deux semaines, selon la température.
La putréfaction peut être interrompue ou retardée par le froid ou bien par des techniques d'embaumement, ainsi que par des techniques de thanatopraxie.

Causes de la mort chez les animaux :

La vie dépend du bon état d'organes dits vitaux, de leur capacité au sein de l'organisme à assurer un certain nombre de fonctions dites vitales : la respiration (au sens cellulaire, c'est-à-dire le processus de production d'ATP consommant du dioxygène), la digestion, la détoxication et l'excrétion (reins, foie, poumons), le contrôle nerveux et hormonal des organes, etc. Selon les altérations subies par les cellules, les organes ou l'organisme, lorsque ces fonctions vitales sont entravées, puis arrêtées, la mort survient pour cause :
--d'insuffisance respiratoire 
--de dénutrition 
--d'empoisonnement, par accumulation de substances toxiques normalement filtrées et excrétées par les reins et le foie 
--d'arrêt de la fonction circulatoire cardiaque ; le dioxygène n'arrive plus aux cellules qui ne peuvent plus respirer 
--de vieillesse, les défaillances cellulaires accumulées au cours des années deviennent trop importantes et les cellules restantes ne peuvent subvenir aux besoins de l'organisme 
--d'attaques auto-immunes, défaillance grave du système immunitaire.

Approche par la philosophie ou la religion :

Mort et philosophie:

En paléontologie, la découverte de rites funéraires est un élément important pour déterminer le degré d'éveil social d'un hominidé.
Cette conscience de la mort est un moteur de cohésion sociale (s'unir pour résister aux calamités, aux ennemis) et d'action (réaliser quelque chose pour laisser une trace). Elle est un élément important de la réflexion métaphysique. C'est aussi ce qui donne la puissance symbolique à des actes tels que l'homicide et le suicide.
La philosophie des Lumières en Europe, incitant à la maîtrise de la nature, suggère l'avènement d'une domination de la dégradation du corps de l'Homme.

Mort et croyances :

Animisme :

Dans l'animisme, la mort est perçue comme une continuité, au point que l'on puisse dire qu'il n'y a pas vraiment de mort dans le langage animiste et que le dialogue des "morts" et des vivants se poursuit sans interruption.
Un célèbre poème de Birago Diop intitulé "Souffles" résume cette perception : « Ceux qui sont morts ne sont jamais partis/ Ils sont dans l'Ombre (...) / Les morts ne sont pas sous la Terre:/ Ils sont dans le Bois (...) / dans l'Eau (...) / dans la Foule (...) / Les Morts ne sont pas morts ».

Athéisme :

Pour les athées la mort ne recèle aucun mystère métaphysique : il n'existe pas plus de vie après la mort qu'avant la naissance. Par exemple selon le philosophe grec Épicure :

« Le plus effrayant des maux, la mort, ne nous est rien, disais-je : quand nous sommes, la mort n'est pas là, et quand la mort est là, c'est nous qui ne sommes pas »

Citons encore Wittgenstein, dans le même esprit, mais deux millénaires plus tard :

« La mort n'est pas un événement de la vie. On ne vit pas la mort. Si l'on entend par éternité non la durée infinie mais l'intemporalité, alors il a la vie éternelle celui qui vit dans le présent. Notre vie n'a pas de fin, comme notre champ de vision est sans frontière. »

Bouddhisme :

La mort n'est qu'un passage d'une vie à l'autre dans le bouddhisme.
Le Bardo Thödol (Livre des morts tibétain) décrit les différentes étapes de ce passage d'une vie à une autre vie et constitue une sorte de guide fournissant divers conseils (abandon de l'ego, etc.) pour réussir cette transition.

Christianisme :

Pour le christianisme, seul le corps peut-être concerné par la mort et celle-ci n'est que passagère.
La conséquence de la mort du corps est la séparation de celui-ci avec l'âme qui est immortelle. Le corps quant à lui, doit ressusciter pour se joindre de nouveau à l'âme à la Fin des Temps qui est le triomphe final de Dieu et de la vie.
Après la mort du corps, les âmes des morts se trouvent aussitôt face à Dieu qui, selon les catholiques et les protestants, leur apparaît alors pleinement tel qu'il est : elles peuvent donc choisir librement, en plein connaissance de cause, sans être influencées par le monde extérieur terrestre, de vivre ou non avec lui pour l'éternité. Les orthodoxes, pour leur part, ne croient pas que Dieu soit vu tel qu'il est [réf. nécessaire] car il est essentiellement au-delà de tout ce qui peut être vu, même après la mort, ils insistent particulièrement sur le passage de l'Évangile "vous serez comme des dieux" prononcé par Jésus pour parler de ceux qui sont au Paradis.

  • Le mort choisit de vivre avec Dieu parce qu'il reconnaît en Dieu ce qu'il a toujours cherché pendant sa vie terrestre (sans forcément en avoir conscience), ou parce que même en ne l'ayant pas recherché, ce qu'il découvre lui plaît .

Dans ces deux cas de figure, le christianisme considérant que Dieu est la source de tout bien, les âmes qui choisissent de vivre avec Dieu sont alors comblées dans leur recherche du bien et vivent dans le bonheur parfait pour l'éternité.
Cependant, la distance qui sépare l'âme du mort de la perfection divine est telle que selon le Christianisme (à l'exception du Protestantisme), les âmes qui choisissent Dieu, ressentent d'elles-mêmes leur indignité et le besoin de se purifier au préalable : elles se dirigent d'elles-mêmes vers le Purgatoire par pudeur, face à la pureté divine.
Au Purgatoire, elles n'ont plus la vision de Dieu (la "vision béatifique") et ressentent le regret de ne pas avoir fait tout le bien possible. Une fois purifiées, ces âmes quittent le Purgatoire pour le Paradis. Seules les personnes parfaitement pures peuvent entrer directement au Paradis : Jésus, Marie par exemple :

  • L'âme du mort choisit de faire son bonheur seule et refuse la compagnie de Dieu par une aversion volontaire de Dieu (un péché mortel), dans laquelle elle persiste jusqu'à la fin.

Elle préfère se priver elle-même de Dieu plutôt que de reconnaître et rejeter le mal qu'elle a commis; elle est laissée à elle-même et au mal dans lequel elle persiste ce qui constitue l'Enfer qui n'est pas un lieu mais l'état de l'âme qui choisit de vivre sans Dieu.

L'eschatologie chrétienne a réfléchi sur le sens de la mort et des fins dernières. Il y a un jugement immédiat de l'âme et un jugement dernier collectif afin que les mérites de chacun soient connus de tous.

Hindouisme :

L'hindou croit en une vie après la mort - le corps n'étant qu'une enveloppe matérielle temporaire. Lorsque survient le moment de quitter la vie, il est dit que toutes les facultés d'action et de sensations se replient dans le mental (manas), puis le mental se replie dans le souffle (prana) puis le souffle dans l'âme individuelle ou Jivatman et enfin cette dernière retourne au Brahman et atteint la libération ou moksha.
Cependant, si son karma a accumulé le fruit de trop d'actes négatifs (les mauvaises actions), l'âtman s'incarne dans un nouveau corps sur une planète comme la terre (ou inférieure qui compose l'enfer), afin d'y subir le poids de ses mauvaises actions. Si son karma est positif, il ira vivre comme un dieu ou deva, sur l'une des planètes célestes (supérieures à la terre, ou paradis).
Une fois épuisé son karma, l'âme retournera sur terre dans un autre corps au sein d'une caste.
Ce cycle est appelé samsâra. Pour briser ce cycle perpétuel, l'hindou doit vivre de manière à ce que son karma ne soit ni négatif, ni positif, selon ce verset de la Bhagavad-Gîtâ (II.11) : « "Tu t'apitoies là ou la pitié n'a que faire, et tu prétends parler raison. Mais les sages ne s'apitoient ni sur qui meurt, ni sur qui vit. » Au moment de la mort l'esprit est séparé du corps. Le non-initié sera alors pris d'une irrésistible envie d'en retrouver un, ce qu'il fera. Par contre, l'initié saura trouver la porte de la libération.

Islam :

Pour les musulmans, la mort n'est qu'un passage qui permet de rejoindre l'[[Au-delà]. L'âme se sépare du corps
Quand un musulman est au seuil de la mort, s'il en a la possibilité, il prononce une dernière fois la chahada. Après la mort, le corps est lavé et enveloppé dans des pièces de tissu blanc, trois épaisseurs pour les hommes, cinq pour les femmes, à la suite de quoi il est procédé à l'enterrement le plus tôt possible. Le défunt est enterré le visage tourné vers La Mecque.
Le rite funéraire consiste à jeter de la terre sur le linceul (il n'y pas de cercueil), tandis que les personnes présentes récitent cet extrait du Coran : « De la terre, nous vous avons créé ; en elle nous vous ramènerons, et d'elle nous vous ferons sortir une fois encore ».

Jaïnisme :

Dans le jaïnisme, comme dans l'hindouisme, l'âme est soumise au cycle des naissances et des morts. L'âme y est donc une entité distincte qui voyage par-delà les limites et la disparition du corps.

Judaïsme :

Dans la religion juive, on considère que la mort n'est que la séparation du corps (gouf) et de l'âme (néchama). Cette âme, une fois libérée de son enveloppe corporelle va selon les actions réalisées dans la vie humaine dans différents lieux. Si les actions ont été bonnes et si le juif a respecté les commandements de la Torah son âme montera au ciel dans des degrés plus ou moins élevés et ce grâce à la légèreté de son âme. Au contraire une vie remplie de pêchés alourdira cette âme qui sera condamnée à errer sur terre, au niveau 0, et désirer perpétuellement sans pouvoir satisfaire ses besoins faute de corps matériel. Un état infernal d'errance et de souffrance.

Spiritisme :

Les spirites considèrent que chaque individu existe avant sa naissance et s'incarne sur la Terre pour progresser et vivre une expérience éducative. L'incarnation provoquant une perte temporaire du souvenir des vies antérieures. La mort du corps matériel libère l'esprit éternel de l'homme, qui retourne ensuite dans une "dimension spirituelle" correspondant à son niveau d'avancement.

Saints des derniers jours :

Pour les saints des derniers jours (mormonisme) , la préexistence, vie avant la naissance en présence de Dieu, la vie sur terre, temps de mise à l'épreuve et d'expériences, et la vie après la mort font partie du plan de salut. Après la mort, le monde des esprits est l'endroit où attend l'esprit de l'homme entre la mort et la résurrection. Il comporte deux parties distinctes : la prison des esprits où sont reçus ceux qui n'ont pas obéi à l'Évangile ou qui ne l'ont pas accepté pendant qu'ils étaient sur la terre ou qui n'ont pas eu l'occasion de l'entendre, et le paradis. L'Évangile est enseigné dans la prison des esprits et ceux qui acceptent le sacrement du baptême célébré en leur faveur dans les temples vont dans le paradis. Chaque être humain ressuscitera (réunion du corps et de l'esprit) avant d'être amené devant Dieu pour le jugement dernier où sera tenu compte de la globalité de la personne jugée (connaissance, actes, paroles, pensées, désirs, repentance). Selon ces critères, l'un des trois degrés de gloire, téleste, terrestre ou céleste (en présence de Dieu) lui sera attribué.

Aucune note. Soyez le premier à attribuer une note !

Créer un site gratuit avec e-monsite - Signaler un contenu illicite sur ce site